Jeudi 2 juillet 2026. 21h30
Le WarmUp du festival se passe aux Fabriques des Capucins, un gigantesque bloc industriel de 35 000 m2 reconverti en lieu de vie pour la culture et les associations. Lorsqu’on n’est pas originaire de Brest, cela fait toujours quelque chose d’y accéder par le téléphérique qui surplombe à 70 m de hauteur le port militaire. Une arrivée par les airs pour l’ouverture du Festival Astropolis.
Transats au soleil, food trucks, tables pour manger, stands associatifs, des bars et une scène principale avec vue sur l’océan. Ça sent la galette saucisse, la bière et plusieurs variétés de gazon. On y vient en famille, les voisins sont là et la jeunesse de Brest aussi. C’est gratuit, l’ambiance est bonne, chill. Absolument personne ne s’attend à se faire retourner le cerveau par un groupe de post-punk hollandais.
Baby Berserk monte sur scène. La chanteuse est en talons hauts couleur rouge à lèvres, bas résille, jupe courte et lunettes fluo cachant des yeux maquillés de longues ailes bleues. Le guitariste porte une veste en cuir rouge et un béret basque, quant à la deuxième chanteuse, elle est en maillot intégral moulant violet à écailles scintillantes. Ils sont aussi cools et à l’aise dans leur style qu’avec leur musique. Mais il est tôt, il fait encore jour et la foule, bien que compacte, est encore assez peu réveillée. Cela ne durera pas longtemps.
Au premier riff de basse et de batterie, une nuée de mouettes et de goélands qui menaient tranquillement leur vie un peu plus loin s’envolent paniqués en hurlant vers le large. La chanteuse du groupe lance des cris sans avoir besoin de son micro pour donner des frissons jusqu’au dernier rang.
Baby Berserk est aussi là pour présenter la sortie de son nouvel album « Slightly Hysterical Girls with Pearls » (2026).
Gaspard Glanz

