Il m’a suffi d’écrire une pièce sur les dérives de l’extrême droite identitaire bretonne rattachée au site Breiz Atao pour déchaîner les passions littéraires des einsatzgruppen du Finistère.

 

Au mois d’août, je revenais pour VICE sur l’une de leurs soirées alcoolisées non loin de chez eux, à Rennes, laquelle s’était tristement transformée en l’attaque d’un camp de migrants. Sans surprise, les fafs l’ont mal pris. Je ne m’attendais cependant pas à faire l’objet de toute leur attention l’espace d’une semaine. Et qu’ils me menacent, avec toute la subtilité qu’on est en droit d’attendre d’eux.

 

Le site Breiz Atao n’a visiblement pas aimé être présenté comme un média d’extrême droite participant, par ses déclarations, à la banalisation d’actes ultranationalistes en Bretagne. Les modérateurs du site se sont donc fendus, en réponse, d’un texte particulièrement salé que seuls eux-mêmes ont eu le courage de publier. Dans celui-ci, ils me traitaient notamment « d’agitateur cosmopolite emphatique avec les grappes de vagabonds », mais aussi de « juif » – ce qui en plus de constituer un argument raciste et injurieux, est faux. Mais au-delà des attaques personnelles, ils réfutaient à moitié leur histoire. Ils prétendaient notamment que leurs actions n’étaient en réalité qu’autant de « polémiques entretenues par l’extrême gauche ». J’ai donc tenu à revenir un peu sur la création et l’histoire de cette revue reconnue par la justice comme un outil de propagande d’extrême droite.

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